Depuis le milieu des années 2010 et les premières enquêtes sur le scandale sanitaire du chlordécone, toute une filière, adossée à un système mafieux et colonial, est en ordre de bataille pour redorer son image à coups de partenariats et opérations de lobbying. Car rien ne doit empêcher le « fruit préféré des Français » de dégager de juteux profits.
Présentée comme une solution miracle pour restaurer les sols et enrayer le changement climatique, l’« agriculture régénératrice » pourrait s’imposer comme une troisième voie entre l’agriculture bio et l’agriculture conventionnelle. Elle permet surtout aux grandes entreprises de verdir leur image… tout en maintenant glyphosate, monocultures et exploitation industrielle.
Depuis quelques années, des syndicats du géant de la sidérurgie s’emparent de la question environnementale en la liant aux enjeux de sécurité, de santé, de sauvegarde de l’emploi. Des revendications de transition industrielle décarbonée auxquelles le groupe, l’un des premiers pollueurs de France et grand bénéficiaire d’investissements publics, reste sourd.